Du Salon AKKA (novembre 2019), maintenant installé depuis sa première édition en 2016, dans le paysage du marché de l'art contemporain, nous choisissons de retenir le film de Renaud Barret : "Système K"

"Système K" comme Kinshasa.

A ceux là, il ne reste plus que leurs corps, les déchets d'une société vouée au chaos, et une incroyable énergie créatrice. Les artistes du ghetto de la capitale de la République démocratique du Congo se sont dressés, malgré les difficultés rencontrées chaque jour, malgré les répressions incessantes des autorités et le muselage des paroles, malgré la pauvreté. Ils ont choisi de donner à rêver, de sublimer la révolte par des inventions créatrices sans limite, allant à la rencontre des puissants comme des plus démunis. Tel ce performer arpentant seul les rues de la grande ville, vêtu de sa tenue futuriste de cosmonaute fabriquée avec des éléments électroniques récupérés. Dénonçant de manière implicite les  trafics internationaux liés aux richesses des matières premières de sa terre natale. Renaud Barret filme l' Homme en marche, à contre courant du flots polluant des voitures... Lui et chacun des artistes de l'ardente communauté congolaise.