The Alabama artist Bill Traylor, Montgomery, 1940's, via the Alabama State Council on the Arts

 

Fin octobre 2019, la galerie David Zwirner de New York présentait une quarantaine de toiles de l'artiste Bill Traylor en collaboration avec  The William Louis-Dreyfus Foundation.  Les recettes des ventes devaient en grande partie profiter au Harlem Children' Zone, organisation caritative en faveur de l'éducation des plus pauvres au coeur des quartiers de Harlem.

L'occasion aussi de présenter sur les cimaises de la scène internationale le travail de l'artiste Bill Traylor, lequel sorti du contexte confiné de l'art dit brut prenait une autre dimension. “We’re hoping for the art market to see this as great contemporary art and not just as outsider art,” déclare Jeffrey Gilman, président de la fondation.

Cette nouvelle perspective fut mise en avant par l'exposition que lui consacra au printemps le Smithsonian American Art Museum. Selon la commissaire Leslie Umberger, “He’s not an important outsider artist, he’s an important American artist.”

Pour ma part son rapport à l'espace m'a toujours fait pensé aux dessins de Joseph Beuys. Il est en fait tout simplement question de modernité et de liberté.

 

 

 

Du Salon AKKA (novembre 2019), maintenant installé depuis sa première édition en 2016, dans le paysage du marché de l'art contemporain, nous choisissons de retenir le film de Renaud Barret : "Système K"

"Système K" comme Kinshasa.

A ceux là, il ne reste plus que leurs corps, les déchets d'une société vouée au chaos, et une incroyable énergie créatrice. Les artistes du ghetto de la capitale de la République démocratique du Congo se sont dressés, malgré les difficultés rencontrées chaque jour, malgré les répressions incessantes des autorités et le muselage des paroles, malgré la pauvreté. Ils ont choisi de donner à rêver, de sublimer la révolte par des inventions créatrices sans limite, allant à la rencontre des puissants comme des plus démunis. Tel ce performer arpentant seul les rues de la grande ville, vêtu de sa tenue futuriste de cosmonaute fabriquée avec des éléments électroniques récupérés. Dénonçant de manière implicite les  trafics internationaux liés aux richesses des matières premières de sa terre natale. Renaud Barret filme l' Homme en marche, à contre courant du flots polluant des voitures... Lui et chacun des artistes de l'ardente communauté congolaise.

La Biennale des Arts africains. Dakar 2017

par Valérie Roger, spécialiste du sculpteur Jean Antoine Houdon (1741-1828) après expertise et identification de l'oeuvre (Mai 2015 Im Kinsky Auktionshaus, Vienna)